Accueil du site > Collège > Réforme > Les collèges de spécialités chirurgicales à la loupe, une étude de Dominique Le (...)

Les collèges de spécialités chirurgicales à la loupe, une étude de Dominique Le Bœuf

Paris, le 20 mai 2008

Word - 43.5 ko
Les collèges de spécialités chirurgicales à la loupe, une étude de Dominique Le Bœuf

Les collèges de spécialités chirurgicales à la loupe, une étude de Dominique Le Bœuf[1]

Formation et qualité des soins, principales préoccupations des collèges de
spécialités chirurgicales

L’étude de Dominique Le Bœuf, première de cette ampleur, sur les collèges de spécialités chirurgicales met en évidence l’attention constante que ces institutions portent à la formation, tant initiale que continue et à la qualité des soins.

L’auteur relève ainsi que la plupart des collèges ont été créés entre 1970 et 2000, "à une époque de remaniements importants des études de médecine, pour répondre aux enjeux d’organisation du 3e cycle de spécialité et construire et développer les contenus de l’enseignement de ces filières".

A ce jour, l’ensemble des spécialités chirurgicales disposent d’un collège répondant à ses besoins spécifiques.

Preuves de l’attention portée à la formation, depuis leur création, cinq des 12 collèges existants ont renouvelé leurs statuts afin d’y intégrer la formation initiale et continue, et tous intègrent dans leurs conseils d’administration des professeurs et maîtres de conférences des universités, ainsi que des praticiens exerçant des activités d’enseignement.

Dans un souci de représentativité, les deux-tiers des collèges comptent au sein de leurs conseils d’administration des praticiens hospitaliers, du public comme du privé, plus de la moitié ont un représentant libéral et à peu près autant y ont intégré des coordonnateurs inter régionaux.

Les jeunes chirurgiens en formation ne sont pas non plus oubliés : ils sont présents dans la moitié des collèges et des représentants du CNU de la spécialité sont aussi présents dans plus de la moitié des collèges.

"Cette répartition est représentative d’une organisation qui a vocation à développer et contrôler la qualité de l’enseignement et du contenu du métier dans toutes ses formes d’exercice", constate Dominique Le Bœuf.

A noter encore, la représentation systématique d’un coordonnateur par inter région qui confirme le rôle des collèges pour l’harmonisation nationale des contenus de formation.

La présence de chirurgiens libéraux dans plus de la moitié des collèges se veut également représentative de la chirurgie en France "où plus de la moitié des actes sont pratiqués dans les établissements privés", rappelle l’auteur de l’étude.

Aujourd’hui, ces collèges exercent un contrôle sur la qualité de l’activité de leurs membres à partir de critères qualitatifs et quantitatifs qu’ils ont eux-mêmes définis.

Ces critères s’appliquent aux étudiants de DES et DESC et ont, au fil des mois, gagné en légitimité, tant en ce qui concerne la formation initiale que la validation de l’accès à l’exercice professionnel.

Schématiquement, les collèges ont en charge :

· l’organisation et le développement de l’enseignement de la spécialité en formation initiale ;

· l’organisation, l’harmonisation, la coordination et le contrôle de la qualité des enseignements théoriques et pratiques en formation initiale et post universitaire ;

· l’élaboration des critères d’agréments des services formateurs et des programmes de formation pour les jeunes chirurgiens ;

· le contrôle de l’acquisition d’un niveau de compétences requis en termes de connaissances et de savoirs faire pratiques pour assurer un niveau de sécurité et de qualité de l’exercice chirurgical de la spécialité. Les collèges participent ainsi à la validation du Diplômes d’Etudes Spécialisées (DES), du Diplôme d’Etudes Spécialisées Complémentaires (DESC) ;

· l’amélioration de la répartition démographique des différentes spécialités par une connaissance précise des situations régionales et des évolutions de carrière.

En conclusion, Dominique Le Bœuf estime que "le rôle des collèges s’est développé naturellement pour répondre aux demandes de plus en plus précises et opérationnelles en matière de professionnalisation et d’adaptation de la démographie aux besoins de santé".

"Les nouveaux internes attendent, voire réclament, l’enseignement qui est dû à tout étudiant (...) sur ce point, les collèges de spécialités chirurgicales ont été les organisations les plus adaptées pour répondre à ces attentes ; tant d’un point de vue théorique que pratique, et faire évoluer les parcours universitaires", ajoute l’auteur de l’étude.

Service de presse et communication :

MHC Communication

Marie-Hélène COSTE / Sophie MORELLE

Tél. : 01.49.12.03.40 - Fax : 01.49.12.92.19

MHC@mhccom.eu


[1]- Mission évaluation des compétences professionnelles des métiers de la santé

Télécharger au format pdf Enregistrer au format PDF

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0